Terminologie de la FOAD



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Le vocabulaire au cœur des dispositifs numériques d’apprentissage en ligne

Dans un contexte mondial d'information construit sur l'accès et l'échange des données sur les réseaux, il est de plus en plus fondamental que les réseaux d'information et de communication usent d'un vocabulaire cohérent, harmonieux et sans ambiguïté. Les réseaux sémantiques ont ensuite accentué le besoin d'un vocabulaire structuré en ontologies pour bâtir la nouvelle société de la connaissance et du savoir.

Les normes d'apprentissage en ligne les plus courantes comme SCORM, IMS-LD (Learning Design), LOM (Learning Object Metadata), MLR (Metadata for Learning Resources), MLO (Metadata for Learning Opportunities) et leurs profils d'applications (Lom.fr, CDM.fr, Cancore, normetic) sont toutes définies sur la base d'un vocabulaire harmonieux qui contribue à l'effort de cohérence et d'interopérabilité des dispositifs éducatifs. Ces schémas fonctionnent sur la base de métadonnées descriptives de trois types : des métadonnées systèmes (dates, volume, nom de fichiers, etc.), des métadonnées libres saisies par l'utilisateur (nom, prénom, adresse etc.) et des métadonnées contrôlées saisies à partir de listes d'autorités préalablement définies (sujets, mots clés). Plus ces métadonnées sont communes ou cohérentes entre les dispositifs d'apprentissage, plus leur degré d'interopérabilité est élevé.

- Le rôle clé de l'AUF dans l’internationalisation des normes terminologiques pour les TICE

Ces vocabulaires sont à l'origine définis par les producteurs des normes qui sont très souvent en anglais. Cependant, les nuances sémantiques entre les termes anglais et leurs équivalents linguistiques sont souvent sources d'incompatibilité et d’ambiguïté. Le rôle de l'AUF au sein du SC36 est de réduire cette ambiguïté dans le domaine des TICE en veillant à proposer des termes et des définitions d'un vocabulaire adéquat à la réalité francophone dans sa diversité linguistique plurielle (français et langues partenaires).

Les réalisations de l'AUF à ce jour sont d'abord la mise en place d'une synergie francophone au sein du SC36 (avec l'Afnor et les délégation du Canada et du Luxembourg) pour équilibrer le rôle joué par la langue française par rapport à l'anglais dans l'élaboration des normes terminologiques internationales. D'un stade ou l'anglais était la langue pivot, la norme terminologique ISO/IEC 2382-36 dans sa deuxième édition de 2013 rétablit l'équilibre entre les 3 langues de l'ISO (Anglais, Français, Russe) auxquelles ont été ajoutées les langues chinoise, coréenne et japonaise. La 3eme version de la norme ISO/IEC 2382-36, prévue pour 2015 aura un triple volume de termes et de définitions (env. 200) du domaine des TICE. La délégation AUF, qui coordonne le WG1 travaille en parallèle sur des terminologies des TICE dans les langues partenaires de la francophonie (arabe, berbère, breton, malgache, wolof, swahili). Ces vocabulaires multilingues constituent le site miroir francophone (en construction) du WG1. La création d'un vocabulaire normalisé des TICE dans les langues partenaires de la francophonie demeure important pour tout dispositif TICE dans les universités membres de la francophonie.

- Normes terminologiques et économie de la connaissance

La synergie créée par l'AUF au sein du SC36 conduira à partir de 2013 vers un travail ontologique sous SKOS (Simple Knowledge Organization System). Pendant les réunions intermédiaires du SC36 (tenues à l'AUF en mars 2012 et mars 2013), les premiers jalons de ce système ontologique, fondamentalement en français, ont été mises en place. Ils serviront de modèles au sein du WG1 (coordonnée par l'AUF) pour les autres langues du SC36.
Ce système est d'ordre à générer des services à valeurs ajoutés autour des dispositifs d’enseignement à distance. Dans ses projets d'innovation pédagogique et d'économie du savoir, l'AUF ne pourra pas se passer d'une normalisation terminologique internationale cohérente et multilingue.

NB :
- l'AUF a été convener du WG1 pour un premier mandant de 3 ans (2009-2012). Elle a été réélue en septembre 2012 pour un deuxième mandat de 2013 à 2016.Les normes terminologiques de la FOAD constituent un des chantiers que l'AUF travaille à l' ISO (Organisation Internationale de Normalisation), en matière de description des données électroniques à visée d'enseignement.

Ces normes sont ainsi travaillées par la LIASON "A" de l'AUF au SC36 de l'ISO.

Elles visent ici à faciliter, par l'usage d'un vocabulaire commun, les échanges entre les acteurs et les descriptions des ressources en ligne qu'ils effectuent, afin que les architectures de contenus soient progressivement plus cohérentes et interopérables.

Les Normes SCORM, IMS-LD (Learning Design) et LOM (Learning object metadata) peuvent aussi sur cette plateforme contribuer à l'effort de cohérence et d'interopérabilité.


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S

Scénario d'un document pédagogique

- Organisation et mise en forme cohérente de médias (texte, son, image fixe, vidéo, animation) en vue d’un objectif pédagogique et en fonction d’un ensemble de contenus à présenter. Il se traduit par la description détaillée de la démarche pédagogique et de la médiatisation employée pour un document pédagogique.

SCO

- Sharable Content Objet. Un SCO est une unité (ou grain pédagogique) de contenu qui possède un sens pédagogique, qui peut être réutilisée dans un autre cours, et qui sera reconnaissable par une plate-forme SCORM. Un SCO pourra être composé de pages HTML, d’animations, de dessins, de vidéos…. Plusieurs SCO pourront former un Learning Object ("LO", c'est à dire un objet pédagogique) et un ou plusieurs LO pourront former un cours * .



* Wikipedia, université Paris Descartes. http://wiki.univ-paris5.fr/wiki/SCORM

Scorm

- Sharable Content Objet Reference Model n’est pas une norme proprement dit, mais plutôt un agrégat de standards pour la conception des cours et des plateformes d’apprentissage à distance (e-learning (LMS)). Sa première version 1.2 date depuis 1999 et la version stabilisée est publiée en Septembre 2006.

- SCORM est un ensemble de spécifications permettant :

o de créer des objets pédagogiques structurés

o d'agréger les ressources de "bas niveaux" ( grains ) en entité de "haut niveau" (Content Agregation Model)

o de suivre l'activité de l'apprenant.

SCORM permet aux systèmes d'apprentissage en ligne de trouver, importer, partager, réutiliser, et exporter les contenus d'apprentissage (cours), de manière normalisée. […]SCORM de ADL (Advanced Distributed Learning) s’impose aujourd’hui comme "le" standard en matière de conception de cours et de plates-formes e-learning (LMS). L’ensemble d'un parcours pédagogique conçu sur une plateforme peut ainsi être exporté depuis celle-ci sous la forme d’un fichier compressé, conçu conformément au standard SCORM, puis importé et reconnu sur une autre plateforme ** .

** Wikipedia, université Paris Descartes. http://wiki.univ-paris5.fr/wiki/SCORM

Séquence d’activité pédagogique

- Une séquence est un ensemble d’activités pédagogiques scénarisés, définie par un objectif pédagogique. C’est un segment élémentaire intégré ou intégrable dans un module de formation. Chaque séquence constitue un tout en soi un ‘Standards’ : ensemble de recommandations développées et préconisées par un groupe représentatif comme le W3C (World Wide Web Consortium).

Standard

- Ensemble de recommandations développées et préconisées par un groupe représentatif comme le W3C (World Wide Web Consortium).

T

Traçabilité

- Le tracking (la traçabilité) consiste à pouvoir suivre (littéralement "poursuivre") et mémoriser, via une plate-forme de formation ou une base de données, le cheminement et l'activité de l'apprenant dans son parcours de formation. Ce terme désigne le suivi des comportements et résultats des apprenants. Il comprend le suivi des modules effectués, le temps passé, le nombre de fois où l'apprenant a sollicité un tuteur, les résultats aux tests...

Tuteur ou e-tuteur

- C’est celui qui exerce son activité dans le cadre des formations flexibles ouvertes et à distance. Son rôle consiste à aider à faire progresser les apprenants en mettant davantage au premier plan les fonctions de suivi, accompagnement plutôt que la capacité à transférer une expertise. Dans le cadre d'une formation à distance, le tuteur occupe plusieurs fonctions :

* Il détermine avec l'apprenant un parcours individuel de formation et l'aide dans ses premiers pas ;

* Il anime le groupe ou la communauté d'apprenants : les éventuelles affinités entre les apprenants peuvent être un relais "pédagogique" et un soutien à la motivation ;

* Il assure le suivi pédagogique de la formation (réponses aux questions des apprenants, analyse de la progression, conseils personnalisés). Il fidélise et accompagne le stagiaire en soutenant sa motivation. Il peut exercer son activité à distance mais dans certains dispositifs, il pourra exercer ces mêmes compétences en centre de ressources.

Le tuteur joue un rôle moteur dans la formation. La qualité du suivi permet de garantir la motivation de l'apprenant et d'éviter qu'il abandonne sa formation en cours de route…

Tuteur pédagogique

- Plus proche des apprenants que des savoirs (voir expert), cette fonction de l’accompagnement fournit des aides à l’apprenant lui permettant d’assimiler les contenus (compétence), mais aussi assurant un soutien logistique et moral (méta-compétence). Il peut accompagner un individu ou un groupe tout au long de l’apprentissage, pour l’ensemble de la formation, ou être associé à un module, une activité pédagogique, ou une séquence. Il intervient sur les contenus, de manière rétroactive (en répondant aux questions) ou proactive (en posant des questions, en lançant des débats pédagogiques et, dans ce cas, un scénario de son intervention peut-être défini dès la conception en relation avec l’expert). Dans ce deuxième cas, il identifie des nœuds (difficiles, conceptuels ou stratégiques) des activités et des contenus, et provoque des réactions, débats, etc. chez les apprenants, sur ces nœuds. Il peut éventuellement encadrer des activités d’évaluations formatives.

V

Versioning

- Processus permettant de conserver une trace des modifications successives apportées à un fichier numérique (documentation, code source, base de données), à travers un logiciel spécialisé. Il est ainsi possible de retrouver des données effacées, mais aussi d'effectuer de nombreuses manipulations, comme la comparaison de sous parties d'un logiciel évoluant parallèlement.

Virtualité

- Faire passer une chose de la virtualité à l’actualité, à la réalité (syn. : potentialité, éventualité). [1]



[1] LAROUSSE


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